Se connecter avec les plantes

Souvent, il y a une histoire. Des ancêtres. Une histoire familiale liée aux plantes. Si vous lisez ceci, ce n’est pas par hasard. Qui, dans votre famille de sang ou de cœur, avait un rapport aux plantes particulier? En bien ou en mal d’ailleurs, mais ce truc qui fait que les plantes ont de l’importance? Il fait toujours remonter à la source, à nos racines, car il y a beaucoup à y apprendre, et beaucoup de force à y trouver aussi.

J’avoue que je ne me suis posé cette question que tardivement. Du plus loin que je me rappelle, je me suis intéressée aux plantes. J’ai pu développer cette passion facilement car mes parents étaient des écologistes sans le nommer, et nous emmenaient régulièrement dans des parcs naturels, faire des balades botaniques et m’offraient des livres sur le sujet. Nous avions aussi un jardin qui nous nourrissait toute l’année. Mon grand-père aimait les plantes lui aussi, et j’ai passé bien des journées à le regarder jardiner dans un jardin d’emprunt, le balcon de son logement HLM transformé en jungle ne suffisant manifestement pas.

Ma mère, par contre, se disait incapable de garder une plante en vie, et c’est bien plus tard que j’ai compris à quel point elle s’était investie dans notre jardin, défendant toute vie, même la plus modeste. Car c’est bien de ça dont il s’agit: de mon point de vue, les plantes sont une forme de vie consciente à part entière, et non des objets. J’ai mis longtemps à comprendre que pour beaucoup de gens, la plupart en fait, les plantes n’ont pas vraiment d’importance. Un peu comme les animaux qui jusqu’à peu étaient légalement des objets, les plantes sont des sous-êtres, sans droit, et considérées sans conscience.

J’ai été élevée dans le respect des plantes, et de toute vie en fait. Et j’ai toujours fait passer le vivant en premier, passant un temps considérable dans mon jardin, à prendre soin des plantes, au grand dam de ceux de mes proches pour qui cet intérêt était incompréhensible. Je n’y pensais pas particulièrement, c’était comme ça, voilà tout. 

Mais au fil de mon évolution, ma sensibilité a augmenté. Cela s’est fait en étapes. J’ai commencé par sentir le mouvement de l’énergie en moi lorsque je touchais un arbre; ça me faisait toujours du bien, me calmait, me posait. Un jour, j’ai commencé à “ressentir” les plantes comme je ressentais les gens autour de moi, tout aussi clairement : leurs besoins, leurs “émotions”. Plus tard, un jour où j’étais déstabilisée, j’ai ressenti une vague de compassion infinie venant des arbres et des plantes autour, un vrai échange, tellement touchant. J’ai ressenti la joie d’un jardin à me revoir après trois ans… 

En parallèle, je me suis mise à valider mes connaissances par une formation de production et d’utilisation de plantes médicinales, et une formation d’aromathérapie. J’ai commencé à utiliser mon intuition en parallèle des mes connaissances scientifiques pour conforter et affiner mes choix, que ce soit en plantation (ce qui m’a amené à choisir exclusivement des plantes de sècheresse dans mon jardin créé en 2021 - bien m’en a pris, avec la sècheresse de 2022), ou en utilisation (ce qui m’a permis de proposer des mélanges bien mieux adaptés à la situation unique de chacune des personnes qui me consultaient… et oubliaient régulièrement  de mentionner un problème de santé ou une situation lors de nos échanges).

Au jour d’aujourd’hui, je considère les plantes comme un tout, avec leur forme physique, leur ressenti (qui pour moi est transcrit en émotions), et leur impact énergétique. Malgré la tendance humaine à les maltraiter, j’ai pu constater encore et encore leur volonté de nous aider, leur empathie et leur dévouement… Il est possible de communiquer avec elles.

L’approche la plus facile est l’approche physique, en nous imprégnant de leur présence au quotidien, en les consommant, les regardant, les touchant, en nous occupant d’elles; ainsi, peu à peu, un lien se noue. Si vous y réfléchissez, il est probable qu’il y ait des plantes avec qui vous vous “entendez” naturellement. Celles-là sont vos alliées pour la vie (et la bonne nouvelles est que vous pouvez vous faire d’autres amies!).

Les arbres ont une forte présence, c’est donc une autre première approche. Passer du temps le dos contre un arbre, à son pied, dans ses branches, ou à l’embrasser si le regard des autres ne vous touche pas, est une bonne façon de ressentir, de percevoir (et aussi d’aligner son énergie, de renforcer son énergie et de se calmer, accessoirement). L’utilisation des huiles essentielles et des plantes pour son bien-être ou sa maison est une autre façon d’établir ce lien.

La manière traditionnelle de communiquer avec les plantes est par le rêve, l’état second, la voie énergétique. L’utilisation des élixirs floraux permet de toucher du doigt ce niveau énergétique, même si cela reste passif, notre énergie s’alignant sur celle de la plante; cet alignement est aussi possible avec les huiles essentielles, l’encens, et même la consommation de tisanes! Il suffit d’être dans un état qui permet d’accueillir cette “autre” perception, ce qui peut venir naturellement avec le temps à force d’y être exposé (par exemple par un travail qui favorise la proximité et une attention aux plantes, à la terre, à la nature ou à l’énergie), ou nécessiter une forme de méditation pour se centrer…

Car dans notre centre réside une porte vers l’infini où tout est relié. Nous ne sommes qu’un morceau d’un kaléidoscope, d’un vitrail complexe et magnifique, d’un univers merveilleux… Si vous voulez explorer cette possibilité, n’hésitez pas à me contacter ou à rejoindre des évènements ou des séjours à La Grange aux Moines. Et si vous avez vous aussi expérimenté, ou avez des questions, je vous en prie, partagez ici!

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Rencontre avec les fées…