Rencontre avec les fées…
Quand j’étais petite, j’avais une babysitter qui me lisait des légendes de dieux grecs. J’adorais ça. Dès que j’allais quelque part, je lisais des livres sur les contes et légendes du coin. Au collège, je passais mes pauses à dévorer la section fantastique de la bibliothèque. Encore aujourd’hui, je lis surtout des livres avec des fées, des dragons, et autres êtres magiques, quelques policiers (idéalement anglais et humoristiques) et romans, et des livres sur les plantes et la santé (je lis très très rarement des livres sérieux ou spirituels, qui me demandent trop de concentration).
Malgré cela, les fées et autres lutins étaient clairement rangés pour moi dans la catégorie folklore. Intéressant ce mot, folklore : le savoir du peuple en anglais, où on pourrait regrouper aussi la médecine par les plantes, pratiquée depuis des générations, non officielle mais pourtant suffisamment efficace apparemment pour persister pendant des siècles…
Bien sûr, je suis née à Hawaii, où les petits hommes (menehune) avaient construit des choses incroyables, paraît-il, mais c’était il y a très très longtemps, et le temps déforme les histoires, n’est-ce pas.
Bien sûr, ma mère accusait régulièrement les lutins de la maison de faire disparaître les chaussettes et autres problèmes domestiques, mais je prenais ça pour de l’humour.
Bien sûr, j’ai passé la plupart de mes vacances en Bretagne, avec ses histoires de diable, de lutins, et autres êtres du petit peuple, mais c’était des histoires d’avant, pour faire peur aux enfants, et peut-être aux grands, autour de la cheminée.
Mais il y a eu ces moments. Nombreux. Cette excursion de VTT en forêt de Brocéliande, où tout était inhabituel, des choses improbables sont arrivées, ça semblait … différent, faute d’autre mot, et je n’avais pas l’impression que nous étions seuls. Ces moments pesants dans une forêt très très ancienne, où un insecte isolé m’a escorté de bout en bout et où j’avais cette nette impression d’être jaugée, et d’une attente (de demande de permission?). Ce moment en Irlande, où on roulait, on roulait, et il nous a fallu une journée pour faire… 10 km. Des choses étranges, des impressions qu’on ne discute pas vraiment avec d’autres…
Et un jour, il y a eu un voyage en Irlande (encore), pour la St Patrick, autour de l’équinoxe de printemps donc (et avant que vous le demandiez, non, ce n’était pas les effets de la bière, verte ou pas, ou du whisky). La lumière était magnifique, le vert était partout, la vie renaissait. Et je me suis demandée s’il y avait des fées autour de nous (parce que quel meilleur pays pour en trouver que l’Irlande). Et là, juste en dehors de mon champ de vision, j’ai perçu des sortes de présences lumineuses qui bougeaient près des arbres, et qui semblaient faire qelque chose. Il y en avait partout, en fait, au dessus des branches ou à leurs extrémités. J’avais l’impression qu’elles faisaient quelque chose pour que les arbres puissent s’épanouir. Il y avait une sensation de vie, de joie. J’ai pensé que c’était des fées.
C’était peut-être autre chose, j’avoue que je n’y connais rien. Mais voilà, j’avais trouvé leur canal, comme sur une CB. Un espace de perception sur un autre plan. De la même façon, j’ai pu ressentir d’autres présences sur d’autres canaux. Et j’ai encore beaucoup sans doute à explorer. Une chose est sûre, une fois qu’on connaît le canal, il est là pour toujours… Et j’ai plaisir à regarder les fées assurer leur rôle dans la nature…